Refonte du site communal, nouveau portail intercommunal : le projet passe par un cahier des charges, et sa qualité détermine celle des offres que vous recevrez. Après des années à répondre aux consultations des collectivités corréziennes (et à en voir de toutes sortes), voici ce qui distingue un bon cahier des charges.
Commencer par les usages, pas par la technique
Le piège classique : un cahier des charges qui liste des fonctionnalités (« un carrousel », « un module agenda ») sans dire à quoi le site doit servir. Partez des usagers :
- Que viennent chercher les habitants ? (horaires, démarches, actualités, signalements)
- Que doivent pouvoir faire les agents ? (publier en autonomie, sans compétence technique)
- Quelles démarches peuvent passer en ligne ? (réservations de salles, inscriptions, signalements)
Un prestataire sérieux saura traduire ces usages en solutions ; l’inverse n’est pas vrai.
Les rubriques indispensables
Le cahier des charges complet d'un site public
- Contexte : la collectivité, le site actuel, les raisons du changement
- Publics cibles et usages prioritaires (habitants, associations, agents)
- Contenus : volume à reprendre, qui les migre, qui les réécrit
- Accessibilité : conformité RGAA et déclaration d'accessibilité exigées
- RGPD : cookies, formulaires, hébergement des données en France/UE
- Administration : profils d'utilisateurs, formation des agents incluse
- Reprise de l'existant : redirections des anciennes URLs (référencement)
- Maintenance : périmètre, délais d'intervention, réversibilité du contrat
- Critères de jugement des offres et calendrier réaliste
Les pièges qui coûtent cher
Oublier la migration des contenus
« Reprise des contenus existants » sans préciser le volume ni qui fait quoi : c’est la première source de dérapage budgétaire et calendaire. Comptez les pages, les documents, les actualités à conserver, et dites qui les retravaille.
Négliger les redirections
Un site public a des années d’URLs indexées et de liens depuis d’autres administrations. Sans plan de redirections 301, la refonte détruit ce capital. Exigez-le explicitement.
L’accessibilité « en option »
Le RGAA n’est pas une option pour un organisme public : c’est une obligation légale, avec sanctions. Un candidat qui ne détaille pas sa méthode d’accessibilité (audit, déclaration, formation des agents à la publication accessible) doit vous alerter.
La dépendance au prestataire
Exigez la réversibilité : propriété du nom de domaine et des contenus, export des données, documentation. Une collectivité ne doit jamais être captive.
Le critère qui en dit long : demandez à voir l'administration
Lors de l’audition ou dans l’offre, demandez une démonstration de l’interface d’administration avec un cas concret : « publier une actualité avec une photo et un PDF accessible ». La facilité de ce geste quotidien pèsera plus, sur la durée, que toutes les fonctionnalités du monde.
Notre expérience du secteur public
Nous avons conçu le portail de la Communauté de Communes du Pays d’Uzerche et travaillons régulièrement avec les collectivités et institutions : marchés publics, contraintes RGAA et RGPD, formation des agents. Nous répondons aux consultations et pouvons aussi vous aider en amont, au stade du cahier des charges.
Vous préparez une refonte ? Envoyez-nous votre projet de cahier des charges, on vous fait un retour constructif. Et nous répondons aux appels d'offres.